09.12.2009

Orage...

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Connais tu l'orage d'été ???
Tu sais l'orage soudain...
Dix minutes avant il faisait grand beau
Puis les nuages ont cavalés des montagnes
De gros nuages noir, épais, menaçant
La chaleur humide s'est chargée de tension
Tu ne t'y attends pas, tu es surpris...
Le tonnerre gronde, les éclairs zébre le ciel
La pluie tombe à grosses gouttes sans discontinuer
Tu te retrouves trempé de la tête au pied
Cela te fait l'effet d'une douche froide
En plus tu n'a jamais d'abri...

Je crois que l'orage d'été est tombé, hier, pourtant le ciel était beau hier matin... Et la pluie ne cesse pas de tomber, depuis.
J'espère que le soleil me réchauffera à nouveau, bientôt...

 

 

02.12.2009

Aveugle...

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 Elle était allongée sur le lit, nue, elle emprisonna mes mains dans les siennes et ferma mes yeux...

Aveugle, j'étais comme un aveugle, nos mains seraient mes yeux
Elle m'a fait découvrir, doucement, lentement, sa douce nudité
Comme une première fois, un chuchotement des sens, toucher la chaleur de sa peau
Voir dans le noir de cette chambre, les courbes, les formes dessinées par mes doigts...

Toujours prisonniéres, mes mains aventurières de son corps restaient posées sur sa hanche
Elle me faisait dessiner des arabesques, imperceptible frolement qui descend sur sa cuisse
Serrant mes doigts, quand son désir de caresses se voulait plus pressant
Posés au plus velouté, à l'intérieur de ses cuisses...

Sa respiration se fit plus rapide, quand elle déposa mes doigts sur son sexe
 Dessinant le contours, telle une plume qui effleure, le sang qui affleure
La pulpe de mes doigts qui s'embrasent, qui embrassent
Sa peau qui frémit, frissons qui remontent dans son ventre...

Ses seins cachés par mes mains, qui laissent deviner leurs rondeurs
Sorte de voile pudique, jouant d'une impudeur sensuelle
Sa poitrine semblait brûler d'un feu, attisé par le désir de se consumer
Ses mains geoliéres m'enserrérent à nouveau, pour m'offrir sa gorge...

Je découvrais le grain de sa peau, son parfum venue de Barbarie
Ce cou dévoilé, qui s'offrait au baiser d'un Lestat incandescent
Sa chevelure soyeuse, épaisse, tombait en boucles brunes sur ses fines épaules
Je peignais ses jolies lévres, si pleines, si tentantes, au goût de mangue...

Un sourire naquit sur sa bouche, elle libéra mes mains
Ses lévres se posérent sur les miennes
Une étreinte soudaine, brutale
Alors ses jambes se nouérent autour de moi...

 


 

27.11.2009

Elle...

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Elle
Est peut-être le visage que je ne peux oublier
Une trace de plaisir ou de regret
Est peut-être mon trésor ou le prix que j'ai à payer
Elle est peut-être la chanson que chante l'été
Est peut-être le froid qu'apporte l'automne
Est peut-être cent choses différentes
En l'espace d'une journée

Elle
Est peut-être la belle ou la bête
Est peut-être la famine ou le festin
Peut faire de chaque jour le paradis ou l'enfer
Elle est peut-être le miroir de mes rêves
Un sourire reflété dans un cours d'eau
Elle n'est peut-être pas ce dont elle a l'air
Dans sa coquille

Elle qui a toujours l'air si heureuse au milieu de la foule
Dont les yeux peuvent être si secrets et si fiers
Personne n'est autorisé à les voir quand ils pleurent
Elle est peut-être l'amour qui ne peut durer
Peut ressurgir de l'ombre du passé
Dont je me souviendrai jusqu'à mon dernier souffle

Elle
Est peut-être ma raison de vivre
Le pourquoi et le comment je suis vivant
Celle dont je me soucierai au-délà de la brutalité et des années
Moi, je prendrai ses rires et ses pleurs
Et les transformerai tous en mes souvenirs
Où qu'elle soit je dois être
Le sens de ma vie c'est
Elle, elle, elle…